Les territoires français d’outre-mer n’utilisent pas tous un drapeau territorial ayant le même statut juridique. Le drapeau bleu, blanc, rouge reste le drapeau national de la République française dans l’ensemble de ces territoires. À côté de lui peuvent exister un emblème adopté par une collectivité, un drapeau historique, un pavillon institutionnel, un symbole coutumier ou simplement un drapeau largement utilisé sans reconnaissance officielle.
L’expression « DOM-TOM » reste courante, mais elle ne correspond plus à une catégorie juridique unique. Le ministère chargé des Outre-mer recense douze territoires : Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Terres australes et antarctiques françaises et Wallis-et-Futuna. Leur localisation peut être consultée sur la carte des DOM-TOM.
Il n’existe donc pas un unique drapeau des îles françaises ni un modèle commun de drapeau outre mer. De même, l’expression drapeau créole peut désigner dans l’usage des emblèmes identitaires des Antilles, de La Réunion ou d’autres territoires, mais elle ne correspond à aucun statut administratif précis.
« Tout les drapo » des outre-mer : le drapeau DOM TOM territoire par territoire
Pour distinguer les emblèmes officiels des drapeaux simplement utilisés localement, le tableau suivant reprend les douze territoires figurant dans la liste du ministère chargé des Outre-mer. L’année indiquée correspond à l’adoption de l’emblème présenté lorsqu’une décision identifiable existe ; une création ou l’adoption d’armoiries ne signifie pas nécessairement que le drapeau lui-même est officiel.
| Territoire | Couleurs dominantes | Éléments symboliques | Statut de l’emblème local | Année d’adoption ou de référence |
|---|---|---|---|---|
| Guyane | Vert, jaune, rouge | Deux triangles et étoile rouge | Symbole identitaire adopté par l’ancien conseil général ; pas de drapeau territorial propre officiellement adopté par la CTG actuelle | 2010 pour l’adoption par le conseil général |
| Guadeloupe | Plusieurs variantes : bleu, noir, jaune, vert ou rouge, vert, blanc | Soleil, végétal, fleurs de lys ou étoile selon le drapeau | Pas de drapeau territorial officiel à ce jour ; plusieurs emblèmes sont utilisés | Aucune adoption officielle |
| Martinique | Rouge, vert, noir | Composition géométrique en trois couleurs | Drapeau adopté par l’Assemblée de Martinique pour représenter le territoire, notamment lors de manifestations sportives et culturelles | 2023 |
| Mayotte | Blanc, rouge, bleu, jaune | Armoiries, croissant, fleurs d’ylang-ylang, hippocampes | Drapeau local non officialisé ; les armoiries sont officiellement adoptées | 1982 pour les armoiries |
| La Réunion | Bleu, rouge, jaune | Piton de la Fournaise et rayons | Lo Mavéli ou Volcan Rayonnant, très utilisé mais non adopté comme drapeau officiel de la région | 1975 pour sa création |
| Saint-Pierre-et-Miquelon | Bleu, jaune et couleurs des emblèmes régionaux | Navire, Pays basque, Bretagne, Normandie | Drapeau local d’usage, sans statut de drapeau officiel de la collectivité | Pas d’adoption officielle établie |
| Polynésie française | Rouge, blanc, bleu, jaune | Pirogue, soleil, mer et cinq archipels | Drapeau officiel de la Polynésie française | 1984 ; usage réglementé en 1985 |
| Nouvelle-Calédonie | Bleu, rouge, vert, jaune, noir | Flèche faîtière kanak et soleil | Drapeau du FLNKS arboré aux côtés du drapeau français à la suite d’un vœu du Congrès ; il ne constitue pas un drapeau unique du pays adopté au titre des signes identitaires | 2010 pour le vœu du Congrès |
| Saint-Barthélemy | Blanc, bleu, rouge, jaune | Armoiries, fleurs de lys, croix de Malte, couronnes, pélicans | Bannière armoriée locale sans statut de drapeau territorial officiel | Aucune adoption officielle du drapeau |
| Saint-Martin | À définir | À définir par la procédure territoriale engagée en 2026 | Pas encore de drapeau institutionnel officiel en août 2026 | Adoption prévue à l’issue du processus lancé en 2026 |
| Wallis-et-Futuna | Rouge et blanc pour plusieurs emblèmes locaux | Symboles des royaumes coutumiers | Pas de drapeau territorial officiel distinct du drapeau français ; les royaumes d’Uvea, Alo et Sigave disposent de leurs propres drapeaux | Aucune adoption territoriale |
| Terres australes et antarctiques françaises | Bleu, blanc, rouge | Initiales TAAF et cinq étoiles | Emblème distinctif officiel du territoire | 2007 |
L’île de La Passion-Clipperton constitue un cas distinct. Elle est placée sous l’autorité directe de l’État et ne figure pas parmi les douze territoires présentés comme collectivités ou territoires ultramarins par le ministère chargé des Outre-mer. Elle ne possède pas de drapeau territorial propre officiellement adopté : le pavillon national français y représente la souveraineté française.
Drapeau de la Guyane

Le drapeau vert, jaune et rouge présenté ci-dessus a été reconnu comme symbole identitaire par le conseil général de la Guyane en 2010. Il est divisé diagonalement en deux parties, verte et jaune, avec une étoile rouge. Le vert est généralement associé à l’importante couverture forestière du territoire et le jaune à ses richesses ; l’étoile rouge appartient à l’histoire politique et militante de cet emblème.
Son statut demande toutefois une précision. Le conseil général qui l’avait adopté a disparu lors de la création de la Collectivité territoriale de Guyane, devenue effective en 2016 par fusion du département et de la région. La CTG dispose de sa propre identité graphique et n’a pas adopté ce drapeau comme nouveau drapeau territorial officiel. Le pavillon vert-jaune-rouge reste néanmoins très présent dans la vie publique, associative, culturelle et sportive guyanaise.
Pour en savoir plus, consultez le drapeau de la Guyane.
Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon

Le drapeau local de Saint-Pierre-et-Miquelon représente La Grande Hermine, navire associé à Jacques Cartier, qui prit possession de l’archipel au nom du roi de France lors de son passage en 1536. Les sources consacrées à l’histoire locale retiennent notamment son passage à Saint-Pierre le 15 juin 1536.
La nef dorée navigue sur une mer bleue devant un ciel également bleu. Le long de la hampe figurent trois emblèmes rappelant les principales origines régionales d’une partie du peuplement français de l’archipel : Pays basque, Bretagne et Normandie. L’emblème breton utilisé reprend les hermines, tandis que les parties basque et normande renvoient aux traditions vexillologiques de ces deux régions.
Contrairement à ce qu’indiquent certaines présentations anciennes en lui attribuant une adoption officielle en 1982, ce drapeau est un drapeau local d’usage. Il est visible dans l’archipel et associé à la collectivité, mais le drapeau officiel de la République reste le drapeau français.
Les drapeaux des Antilles françaises
Les Antilles françaises regroupent ici la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Elles ne possèdent pas de drapeau commun : le drapeau des Antilles varie donc selon le territoire. La Martinique dispose depuis 2023 d’un emblème adopté par son assemblée, tandis que la Guadeloupe et Saint-Barthélemy utilisent différents symboles locaux sans drapeau territorial officiellement adopté. Saint-Martin a engagé en 2026 une procédure destinée précisément à créer son propre drapeau institutionnel.
Les expressions « antille drapeau », « antillais drapeau » ou « drapeau antille » ne correspondent donc pas à un emblème unique. De même, parler d’un drapeau antillais sans préciser l’île peut désigner plusieurs pavillons très différents. Les drapeaux Antilles doivent être identifiés territoire par territoire.
Drapeau de la Guadeloupe


La Guadeloupe ne possède pas encore de drapeau territorial officiellement adopté. La légende historique de la première image de cette page, qui la qualifie de « drapeau officiel », ne correspond donc pas au statut institutionnel actuel. Le pavillon rouge, vert et blanc à étoile jaune est un emblème identitaire utilisé notamment dans certains milieux politiques, syndicaux et culturels ; il ne constitue pas le drapeau officiel de la région ou du département.
Le second drapeau, également officieux, est dérivé d’une composition héraldique longtemps associée à la Guadeloupe. Son tiers supérieur bleu porte trois fleurs de lys jaunes. La partie inférieure noire comporte un grand soleil jaune et un élément végétal vert, généralement décrit comme une branche de palmiste. Cette composition reprend des éléments liés aux anciennes armes de Pointe-à-Pitre et reste couramment reproduite comme drapeau guadeloupéen sans avoir acquis pour autant un statut officiel.
La question reste institutionnellement ouverte. Le congrès des élus départementaux, régionaux, parlementaires et maires de Guadeloupe a adopté en juin 2025 une résolution portant sur les emblèmes et signes distinctifs du territoire. Les travaux publiés ensuite envisageaient encore une procédure permettant de définir ces signes. En août 2026, il serait donc inexact de présenter l’un des deux pavillons ci-dessus comme l’unique drapeau officiel de la Guadeloupe.
Drapeau de la Martinique

L’image ci-dessus représente l’ancien drapeau Ipséité et non le drapeau actuellement retenu par la Collectivité territoriale de Martinique. Elle est conservée ici comme témoignage de la période 2019-2021. Ipséité avait été dévoilé le 10 mai 2019 afin de représenter la Martinique lors de manifestations culturelles et sportives internationales.
Son dessin associait un bleu profond évoquant la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique à un vert renvoyant aux reliefs et à la végétation martiniquaise. Au centre figurait un Lobatus gigas, le lambi, coquillage emblématique des Antilles dont la conque est traditionnellement utilisée comme instrument sonore. L’ensemble était entouré de trente-quatre étoiles amérindiennes correspondant aux trente-quatre communes de la Martinique et comportait huit segments associés, dans le projet, à huit langues présentes dans l’histoire ou la société martiniquaise : français, créole, anglais, espagnol, portugais, italien, chinois et arabe.
Le Tribunal administratif de la Martinique a toutefois annulé le 15 novembre 2021 la décision instituant Ipséité. La juridiction a considéré que l’adoption d’un drapeau relevait d’une délibération de l’Assemblée de Martinique et non d’une décision prise par le président du conseil exécutif.
Le drapeau actuel est le rouge-vert-noir. L’Assemblée de Martinique l’a adopté le 2 février 2023, par 45 voix pour et une abstention, afin de représenter le territoire notamment lors des manifestations sportives et culturelles. Il a été officiellement hissé dans les jardins de l’hôtel de la Collectivité territoriale de Martinique le 31 mars 2023. C’est donc ce pavillon rouge, vert et noir qu’il faut désormais identifier comme l’emblème territorial adopté par la CTM.
Drapeau de Saint-Martin
Saint-Martin ne dispose pas encore, en août 2026, d’un drapeau institutionnel propre officiellement adopté. La Collectivité a précisément lancé en avril 2026 le projet « My Saint-Martin Flag », après approbation du processus de création par son conseil exécutif.
La démarche prévoit une concertation avec la population, une phase de création puis un choix du futur emblème. La Collectivité indique que ce futur drapeau aura une fonction représentative et viendra compléter, sans les remplacer, le drapeau national français, le logo institutionnel et les autres signes existants. Son adoption officielle est annoncée pour la fin de l’année 2026.
Cette situation permet d’éviter une confusion fréquente : certains visuels commercialisés ou diffusés sur Internet sous le nom de « drapeau de Saint-Martin » n’ont pas pour autant été adoptés par la Collectivité française de Saint-Martin.
Drapeau de Saint-Barthélemy
Saint-Barthélemy n’a pas de drapeau territorial officiel distinct du drapeau français. Une bannière blanche portant les armoiries de Saint-Barthélemy est néanmoins couramment utilisée comme emblème local.
Les armoiries réunissent plusieurs références historiques : trois fleurs de lys rappellent la période française, la croix de Malte la présence de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem au XVIIe siècle et trois couronnes l’époque suédoise. Deux pélicans encadrent l’écu et la devise « Ouanalao », nom amérindien traditionnellement associé à l’île, figure sur le listel.
Cette bannière armoriée permet d’identifier Saint-Barthélemy dans de nombreux contextes locaux ou touristiques, mais son usage ne doit pas être confondu avec l’adoption juridique d’un drapeau officiel propre à la collectivité.
Drapeau de Mayotte

Le drapeau blanc portant les armoiries et le nom MAYOTTE est un emblème local d’usage, mais il n’a pas été adopté comme drapeau officiel du département. Les armoiries placées en son centre ont en revanche été adoptées par le conseil général de Mayotte le 23 juillet 1982.
L’écu reprend plusieurs éléments liés à l’île : un croissant blanc sur fond bleu, deux fleurs stylisées d’ylang-ylang sur fond rouge et une bordure évoquant le récif corallien. Deux hippocampes soutiennent l’écu. Leur présence fait également écho à la silhouette de Mayotte, souvent surnommée « l’île hippocampe ».
Sous les deux hippocampes figure la devise « Ra Hachiri », généralement traduite en mahorais ou shimaoré par « Nous sommes vigilants ». Le pavillon reproduit ces armoiries sur fond blanc, avec le nom de Mayotte en lettres rouges au-dessus.
Drapeau de La Réunion

Le Volcan Rayonnant, souvent appelé Lo Mavéli, est le drapeau réunionnais local le plus répandu, mais il ne constitue pas un drapeau officiel adopté par la Région Réunion. Sa création remonte à 1975 et est attribuée à Guy Pignolet. Son usage s’est ensuite largement développé dans les manifestations culturelles, sportives et identitaires.
Le dessin repose sur trois éléments :
- Le triangle rouge représente le Piton de la Fournaise et la force. L’interprétation développée autour du drapeau associe également le rouge au sang versé et à la mémoire de l’esclavage, aboli à La Réunion en 1848.
- Le fond bleu renvoie au ciel et à l’océan Indien, avec une symbolique de douceur et de sérénité.
- Les rayons jaunes représentent le soleil et la lumière ; ils évoquent aussi les différentes populations venues successivement peupler l’île.
La Réunion connaît d’autres propositions de drapeaux identitaires. Lo Mavéli s’est néanmoins imposé dans l’usage comme le visuel local le plus reconnaissable, sans que cette popularité équivaille à une adoption institutionnelle comme drapeau officiel.
Drapeau de la Polynésie Française

La Polynésie française possède un drapeau officiellement adopté. L’Assemblée territoriale a approuvé le drapeau et les armes par la délibération n° 84-1030 AT du 23 novembre 1984. Son usage a ensuite été réglementé par un arrêté du 4 décembre 1985. Il s’agit donc de l’un des cas où le statut de l’emblème local est clairement établi.
Le drapeau se compose de trois bandes horizontales rouge, blanche et rouge. La bande blanche centrale est deux fois plus large que chacune des bandes rouges. Pour le modèle réglementaire de 1 mètre sur 1,5 mètre, l’emblème central s’inscrit dans un cercle blanc de 43 centimètres de diamètre.
Une pirogue polynésienne rouge apparaît au centre. Les cinq motifs humains placés sur sa plate-forme transversale représentent les cinq archipels de la Polynésie française. Au-dessus figurent dix rayons dorés symbolisant le soleil et la vie. Dans la partie inférieure, cinq rangées de vagues bleu azur représentent la mer et l’abondance qu’elle procure.
Le drapeau exprime ainsi l’identité polynésienne, le rassemblement des archipels et le lien à l’océan. Les drapeaux propres aux archipels et aux îles peuvent par ailleurs être présentés aux côtés des couleurs de la Polynésie française et de celles de la République.
Drapeau de Nouvelle Calédonie

Le drapeau représenté ci-dessus est celui du FLNKS, utilisé depuis les années 1980 comme emblème kanak et indépendantiste. Il comporte trois bandes horizontales bleue, rouge et verte, auxquelles s’ajoutent un disque jaune et une flèche faîtière noire.
Le bleu représente le ciel et l’océan Pacifique. Le rouge évoque le sang versé, la force vitale et la lutte. Le vert renvoie à la terre, au monde rural et à l’espérance. Dans le cercle jaune apparaît une flèche faîtière kanak, élément traditionnel placé au sommet de la grande case et directement lié à l’organisation coutumière kanak.
Le statut de ce drapeau est particulier. Le 13 juillet 2010, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté un vœu demandant que le drapeau décrit dans sa délibération soit arboré avec le drapeau national français. Depuis lors, les deux pavillons ont été utilisés ensemble sur de nombreux bâtiments publics.
Ce dispositif ne doit cependant pas être présenté comme l’adoption d’un drapeau unique de la Nouvelle-Calédonie au sens prévu par l’Accord de Nouméa. La recherche d’un drapeau du pays faisant consensus est restée distincte. Le pavillon visible sur cette page bénéficie donc d’un usage institutionnel important aux côtés du tricolore, tout en conservant son identité historique de drapeau du FLNKS.
Drapeaux de Wallis-et-Futuna
Wallis-et-Futuna n’a pas de drapeau territorial officiel distinct du drapeau français. La particularité du territoire tient à la coexistence de ses institutions républicaines avec trois royaumes coutumiers : Uvea à Wallis, Alo et Sigave à Futuna.
Ces trois royaumes possèdent leurs propres drapeaux. Un pavillon rouge comportant les couleurs françaises et un motif blanc et rouge est également fréquemment présenté sur Internet comme « drapeau de Wallis-et-Futuna », mais il ne faut pas lui attribuer le statut d’emblème officiel de l’ensemble du territoire. Les documents de l’administration territoriale distinguent eux-mêmes les drapeaux des royaumes d’Uvea, Alo et Sigave.
Drapeau des Terres australes et antarctiques françaises
Les Terres australes et antarctiques françaises disposent d’un emblème distinctif officiel. L’emblème a été officialisé en 2007. Le cadre réglementaire des TAAF prévoit qu’un emblème distinctif du territoire peut être utilisé aux côtés de celui de la République.
Le pavillon présente un fond bleu. Le drapeau français occupe le canton supérieur gauche. Dans la partie opposée figurent les lettres blanches TAAF, accompagnées de cinq étoiles. Ces étoiles correspondent à la représentation des cinq districts : archipel Crozet, archipel Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam, Terre Adélie et îles Éparses.
Les TAAF constituent ainsi, avec la Polynésie française notamment, l’un des exemples où un emblème ultramarin bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle explicite, ce qui le distingue des nombreux drapeaux locaux simplement issus de l’usage.
Questions fréquentes sur les drapeaux des Antilles et des DOM-TOM
Quel est le drapeau des Antilles françaises ?
Il n’existe aucun drapeau officiel commun aux Antilles françaises. La Martinique utilise le drapeau rouge-vert-noir adopté par son Assemblée en 2023. La Guadeloupe possède plusieurs drapeaux identitaires sans emblème territorial unique officiellement adopté. Saint-Barthélemy utilise notamment une bannière armoriée non officielle, tandis que Saint-Martin était encore engagé, en août 2026, dans la procédure de création de son futur drapeau institutionnel.
Les DOM-TOM ont-ils un drapeau officiel ?
Le drapeau français est le drapeau national officiel dans tous les territoires français d’outre-mer. Certains territoires possèdent en plus un emblème officiellement adopté, comme la Polynésie française, la Martinique ou les TAAF. D’autres utilisent un drapeau local sans statut officiel, comme La Réunion, Mayotte ou Saint-Pierre-et-Miquelon. Il faut donc vérifier le statut territoire par territoire plutôt que parler d’un « drapeau officiel des DOM-TOM ».
Quel est le drapeau de la Martinique ?
Le drapeau territorial actuellement adopté par la Martinique est le drapeau rouge, vert et noir approuvé par l’Assemblée de Martinique le 2 février 2023. Le drapeau Ipséité avec un lambi, trente-quatre étoiles et huit segments, encore visible sur certaines anciennes pages et représenté plus haut pour conserver l’illustration historique de cette page, avait été choisi en 2019 mais sa décision d’institution a été annulée par le Tribunal administratif de la Martinique le 15 novembre 2021.
